Recettes salées

Les rillettes de Laura et Sébastien
Ma petite boucherie végan

20 juin 2016

Ma petite boucherie végane Sébastien Kardinal

La cuisine végétale ne fait que des troupeaux d’humains carencés!

En plus, c’est franchement fadasse!

Oui, oui….on sait, on sait.

Seulement, si vous lisez la suite du billet, ça va vous péter à la figure. Non seulement, c’est bon, mais on pète la forme avec ça.

Et en plus, on va prendre une grosse dose de bonne humeur. 

Avec des rillettes? Oui, M’dame, avec des rillettes…

Ça sent la ripaille. La tartinade. Et les rigolades.

Rillettes végétales Sebastien Kardinal

Et on pense pas si bien dire avec cette recette de rillettes végétales, tirées du livre alléchant « Ma petite boucherie végan« , aux éditions La plage.

Cette petite bible géniale est l’œuvre de la pétillante Laura Vegan Power et du truculent Sébastien Kardinal. Tous deux végétaliens, tous deux passionnés de cuisine. L’une plus au sucré, l’autre plus au salé. Ensemble, dans la recherche et l’innovation culinaires, pour servir la tradition et la vision gourmande de la cuisine française.

Cette fichue tradition, qui empêche souvent de se lancer dans un autre « régime » alimentaire, plus sain, plus nutritif, plus respectueux de la nature, du monde et des animaux. Plus éthique.

Sur le chemin de cette gastronomie française et de ses petits plats reconnus typiques et incontournables, « Ma petite boucherie vegan » propose des recettes géniales, au rendu bluffant.

Ma petite boucherie vegan - Sebastien Kardinal - Editions la Plage

Et après quelques Taste Tests de ma part – la meuf s’impose fin palais gastronomique, là – ça vaut nettement son pesant de cacahuètes.

Et puis, ça me rappelle mon papa. Et oui, je suis une végane au papa ex-boucher. C’est comme ça.

J’ai donc décidé de mettre à l’honneur une recette de ce livre :

Les rillettes végétales

Cette recette m’a interpellée par sa simplicité. C’est franchement le mot d’ordre de ce livre. C’est pas compliqué à réaliser.

Et puis, je l’ai aussi choisi parce que j’adoooooooooooooooooooooooooooooooooooorrreee les artichauts.

Ce qui veut dire d’ailleurs, que le goût de ces rillettes sera nettement moins graillon et empâté que mon souvenir des rillettes carnées.

Genre, je mange des rillettes et j’en prends pas plein les fesses? Et oui, c’est ça.

Et je vais même vous dire mieux, ce sont des rillettes à bonheur.

Et oui, vous n’alliez pas y échapper : la cuisine positive n’est jamais bien loin.

Déjà, quelle aventure ludique et rigolote que de réaliser des rillettes, sans un brin de cochon dedans. Je me suis appliquée à trouver des petits pots choupis, et à travailler la texture. Surtout avec la petite finition à l’huile de coco désodorisée, qui te plante un décor 100% bucolique.

Rilettes véganes à l'artichaut et aux lentilles

Et puis, et puis…..

La base de cette recette est donc constituée d’artichauts – oui, merci, Delphine, on a compris ! – et surtout de vitamine B6. Euh! Non. De lentilles blondes. Ma langue a fourché, pardon.  Mais, en clair, ça revient au même.

Figurez-vous que les lentilles, cette catégorie de légumineuses, sont gavées de vitamine B, et surtout de vitamine B6.

Pour rappel ….. ou pas :

Le cerveau est vachement bien foutu. On a un pot monstrueux. Figurez-vous que nous sommes équipés d’une machine interne à bonheur. Dans le cerveau, on a des cellules. Ces cellules s’appellent des neurones. Merci pour l’info, tu nous en apprends encore une bien bonne, là, Delph!

Ben, oui, mais bon, faut cadrer le contexte.

Chacune de ses cellules pourraient être comparées à de petites îles sympathiques et florissantes. Selon les moments de la journée, en fonction de ce que l’on mange, au gré de nos émotions, des bouteilles vont être larguées à la mer, pour être envoyées vers le continent-cerveau. Ces mers sont les neurotransmetteurs. Entre les îles, la mer, et le continent, il y a continuellement des messages, qui circulent.

Par exemple, le soir, la lumière baisse. L’œil le perçoit. On commence à se sentir lourd, les paupières clignotent, on frissonne d’un coup. En fait, une salve de sérotonine part vers le cerveau. Dans les petits bouteilles larguées à la mer, le message c’est : « Au Pieu! » Bon, évidemment, je schématise énormément. Mais c’est pour vous aider à comprendre.

« Et là, me direz-vous, t’en es où avec tes lentilles? »

Pique nique avec des rillettes véganes

Pour stimuler les neurotransmetteurs, il faut des précurseurs. Nous avions parlé du tryptophane, avec la recette d’un certain Happy Banana Bread. Le tryptophane est un précurseur de la sérotonine.

Et pour revenir à nos îles fantastiques, il faudra qu’il y fasse soleil et qu’un régime de bananes y pousse pour qu’elles veuillent bien lancer les messages à la mer. J’image encore beaucoup les choses, mais c’est pour être claire.

Les neurotransmetteurs, qui contrent la dépression, l’anxiété, le stress, l’insomnie, la fébrilité, la baisse de tonus, la faim, sont la sérotonine (je vous laisse donc faire la relation entre bonne humeur et qualité du sommeil au passage) et la dopamine.

Et pour se faire, il n’y a pas que les acides aminés pour stimuler les neurotransmetteurs. Il y a aussi les vitamines, qui contribuent au bon fonctionnement du cerveau. Et LA vitamine, qui favorise la neurotransmission positive, c’est la vitamine B6.

Et bim! On y est, j’suis dedans.

Favoriser une alimentation variée et riche en vitamine B6, c’est vous aider à conserver des humeurs stables, et une belle joie de vivre, ou du moins, une bonne propension à relativiser, gérer vos émotions, les vivre et les dépasser.

Consommez des lentilles

Si vous êtes carencés, essayez de vous soigner par l’alimentation. Dans nos sociétés occidentales, la variété de l’alimentation permet d’avoir les doses requises en pyridoxine, l’autre petit nom de la vitamine B6. Mais il arrive parfois qu’il y ait d’autres facteurs, qui viennent perturber les neurotransmetteurs : stress, hormones, maladies dégénératives… Alors ça vaut le coup de les aider.

Cette vitamine assure aussi une bonne oxygénation du cerveau, du corps et une meilleure fabrication des globules rouges : pour ne pas le nommer, le très cher fer. Tout ça, tout ça, pour aider notre corps a se nettoyer. Et qui dit nettoyage des humeurs, dit donc qu’on sera de meilleure humeur. Hi, hi, hi, hi.

Pique nique aux rillettes véganes

Revenons donc à nos rillettes joyeuses.

En voilà une recette simple. Je vous conseille de vous munir de tous vos ingrédients avant de commencer.

Il vous faudra pour cette recette  :

  • 250g de lentilles blondes cuites, bio de préférence.
  • 200g de cœurs d’artichauts
  • 1 oignon blanc (3 cives pour ma part)
  • 10g de margarine végétale bio (sinon, il y aura, à coups sûrs, du lactose dedans)
  • 1 branche de thym et 2 feuilles de laurier
  • 30g d’huile de coco désodorisée à l’état solide
  • 50g d’huile de coco désodorisée fondue
  • Du sel et du poivre

Et de l’ail des ours pour Madame. Désolée, je peux plus m’en passer. J’en colle de partout dans la bouffe.

  • Faites cuire vos lentilles, sans trempage préalable. Pour ne pas les rater, le mieux est de respecter les précisions écrites sur le paquet, ou d’aller ici.
  • Écrasez les lentilles et les cœurs d’artichauts de manière grossière. Sébastien Kardinal précise d’utiliser une fourchette ou un pilon, mais mon presse-purée a été bougrement efficace aussi. Surtout ne vous acharnez pas comme des perdus. Gardez les fibres des aliments, comme dit dans le livre.
  • Émincez votre oignon. Mettez le à fondre dans la margarine, pendant deux minutes.
  • Balancez  le thym et le laurier, couvrez et laissez suer à feux tout doux quelques instants.
  • Mélangez tous vos ingrédients.
  • Salez et poivrez.
  • Écrasez et incorporez 30g d’huile de coco désodorisée solide.
  • Mettez vos rillettes en pots, tassez dans le fond, et lissez le dessus.
  • Mettez à fondre 50 g d’huile de coco désodorisée, et versez sur le dessus des pots.
  • Placez au frigo pendant au moins deux heures, voir plus car les goûts se développent.

Pour ma part, j’ai rempli 3 petits pots de 125g. Et j’ai donc ajouté de l’ail des ours déshydraté. Hormis la coco désodorisée, vous pouvez tout trouver en grande distribution.

Tartines de rillettes véganes

Je trouve ces rillettes très goûtues. Elles changent un peu des pâtés végétaux, voir de certains pâtés tout courts pour une plus grande majorité. Même mon petit papa en a repris deux fois, et a gardé un pot sur les 3. Je les avais confectionnée lors d’un week-end chez mes parents. Je dois dire que je suis super fière, et ma foi, Laura et Sébastien, vous pouvez être fiers de vous aussi.

Nous arrivons en cette période, où les pique-niques sont de saison, et où la tartinade se fait une place dans la glacière. Quoi de plus sympa aussi de présenter ces rillettes pendant vos apéros interminables de soirées d’été?

Alors bon, les piques-niques, les soirées, c’est propice à la joie de vivre et au plaisir. Mais si toutefois, vous avez passé une dure journée, pourquoi ne pas emmagasiner une bonne dose de vitamine B6, pour vous réconforter? Une tartine de bonheur?

Manger de la joie.

Laura Vegan Power et Sébastien Kardinal sont les rédacteurs du blog VG-Zone, dédié à la gastronomie végane sur la capitale. Un site dont je ne manquerai pas d’user, quand je me rendrai à Paris.

Je les remercie chaudement pour leur investissement, et permettre ainsi de promouvoir une cuisine positive, jouissive, jolie, et sans cruauté.

Longue vie aux rillettes.

J’m’en vais faire d’la terrine, maintenant.

Ou des merguez.

Ou des saucisses aux herbes.

Ou des paupiettes.

Ou des boulettes.

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Pour télécharger la recette, cliquer sur le lien suivant : Téléchargement

Bien à vous.

Nini

Rillettes véganes Sébastien kardinal

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5 Commentaires

  • Répondre Claire 24 juin 2016 à 4:12
    Hmmm c’est appétissant, ça donne envie de piques-niques !!
    Une question, les 250g de lentilles, c’est le poids des lentilles une fois cuites, ou le poids cru avant la cuisson ? Merci d’avance pour la réponse !
  • Répondre manini26 24 juin 2016 à 4:21
    @claire: Bonjour Claire. Il te faut 250g de lentilles cuites. J’avais donc fait cuire 180g de lentilles, mais j’ai eu du rab. Essaie de faire cuire 170 gr de lentilles sèches et je pense que tu devrais à 250 g, une fois cuites. Coeur sur toi. Delph
    • Répondre Claire 24 juin 2016 à 4:25
      Yeah quelle réactivité ! Merci beaucoup je vais tester ça ce week end 🙂
  • Répondre RIONMAË 1 août 2016 à 6:18
    Petites explications imagées au top ! 😉
    Quand je te lis j’ai l’impression que tu vas toujours à 100 à l’heure; est ce le cas ? ^^
  • Répondre manini26 2 août 2016 à 10:30
    : lol! Je déplore souvent que les journées ne soient pas assez longues, il est vrai.
    Je cuisine beaucoup par contre, et je passe du temps avec mes casseroles. Mais c’est un plaisir.
    Après quoi, ne tkt pas, il y a bien des moments, où je me pose, notamment mes minutes de méditation quotidienne ou pendant mon yoga.
    En fait, il faut effectivement que je mette en place des routines de repos pour être sûre d’en prendre. 😉
    Et toi, tu es de quel genre?
    Des bisous.
    Delphine
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