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Actinologie ou défier le soleil

Coucher de soleil à Trébeurden

J’ai pris une petite décision. En y réfléchissant, je me suis demandée ce que je souhaitais faire de mon blog. Aller encore plus loin en somme. J’y parle souvent de la campagne, certes, j’adore ça. La Nature, la simplicité des choses, son authenticité, ce qu’elle apporte. Mon blog, c’est ça. Je souhaite en faire un havre de paix, d’abord pour moi – ben oui, faut être un peu égoïste !!! – mais il me fait tellement de bien, que j’ai envie d’en faire aux autres aussi.

Comme beaucoup d’entre nous, je vais m’octroyer le droit de dire, que depuis toute jeune, j’ai traversé des moments difficiles psychologiquement, et c’est encore le cas aujourd’hui. Souvent je suis tellement dans la réflexion profonde et manichéenne, que j’en oublie régulièrement la spontanéité et le bonheur de la vie. J’ai bien tenté de mettre en place des exos, mais c’est tellement facile de s’oublier. Pourtant si je me faisais plus de bien, je vivrai mieux.

Vous aussi, c’est le cas? Soleil couchant de trébeurden

Défier le soleil!

Se donner la peine d’aller le regarder, au moment où il est le moins nocif pour la vue évidemment : son coucher. C’est de saison en plus. Les longues soirées d’été et le temps des vacances sont propices à ce petit bonheur. Le coucher de soleil. C’est simple comme tout. N’avez-vous jamais ressenti la sérénité, qui se dégage de ce moment? D’abord parce que c’est une volonté de prendre le temps d’aller le regarder s’endormir. Parfois on se déplace, on marche, on prend son vélo ou sa voiture. Mais pour le contempler, on s’arrête inévitablement.

On fait une pause

A moins d’avoir la chance d’emprunter une route littorale le soir et d’en profiter chaque jour. Et là, je dis « Waouw, la chance! » Et puis, après, souvent, on se tait, on regarde les couleurs : le rouge flamboyant, le jaune qui réchauffe le corps, le bleu qui s’intensifie de manière indécente. Parfois du violet ou de l’orange. On a la sensation qu’il tremble un peu, on l’espère jusqu’aux derniers rayons. Et quand on ne le voit plus, la respiration est devenue calme et profonde. On se relâche avec son départ.

zen

Nini devant la coucher de soleil

On peut même lui dire bonne nuit. Parfois on lui dit aurevoir.

En 2012, j’ai passé une année éprouvante émotionnellement. Le 31 décembre, alors que je m’affairais dans la cuisine, à préparer un petit réveillon, j’ai regardé l’heure, et j’ai vu presque 17h. D’un coup, j’ai pris mes clefs de voiture, je suis partie comme une voleuse. L’Homme n’a pas tout compris. Il fallait que je le vois, une dernière fois, pour cette année. Je me suis rendue dans la campagne lyonnaise, un coin proche de la maison, en hauteur, où je savais que j’allais profiter de ses derniers rayons. Je suis arrivée juste à temps. Je me suis assise sur une pierre, et je l’ai fixé à mort, je l’ai regardé partir et emmener toute ma peine. J’ai pleuré tout ce que je savais. Et quand il a disparu, et que le ciel s’est apaisé, j’étais enfin décontractée. Je n’oublierai jamais ce moment.

Défier le soleil m’a rassérénée. Le soleil est un symbole de joie, il est euphorisant, sa présence rend heureux. Se donner la peine d’aller le contempler donne des forces. L’accompagner dans son coucher est un petit bonheur à savourer et à partager.

Enjoy

Nini

Coucher de soleil du port de Trebeurden

 

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Cet article comporte 4 commentaires
  1. c est un moment délicieux mais à ne pas fixer  » à mort  »
    trop intensément pour tes yeux , tu est très poêtesse nini .
    les prises de vue et les couleurs sont sublimes .

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